Pas grand chose, et pourtant...
Par ko le jeudi 3 juillet 2008, 00:33 - Intime universel ? - Lien permanent
Mon coeur soupire après un autre, tandis que l'un m'adresse de jolies choses, des mots doux et délicats.
Mais ce n'est pas de là que je les espère, et le pâle sourire qu'ils m'arrachent ne comble pas le vide qui m'habite.
Quelle banalité... ça dure donc toute la vie, ces conneries d'être aimée là où ce n'est pas important et d'aimer là où ça ne répond pas ? Qu'est-ce qui change... si ce n'est la conscience que ça va passer, suffit de serrer les dents, de laisser aller, de faire le dos rond, le cœur serré, l'âme éteinte, le temps que ça se tasse. Sans trop se bousculer soi-même, pour ne pas casser le truc fragile, là, en dedans, surtout pas le heurter, que ça ne déborde pas.
Respiiiiiire...
Ecoute des chansons belles et tristes (en l'occurrence, découverte de Bashung, magnifique dernier album, et envoûtante Fantaisie militaire).
Ecris des textes d'adolescente sur un blog abandonné.
Souris tristement à ton chat qui compatit, brave bête.
Dors, rêve, réveille-toi dans la nuit, un peu perdue, seule. Ramène le drap sur ton corps délaissé. Frissonne, malgré la chaleur de l'été.
Et pourtant, rigole, tourne en dérision gentiment ce chagrin d'amour qui n'est plus de ton âge, fais comme si ce n'était pas si grave, dans le fond... et ce n'est pas si grave, en surface non plus.