Joyeux anniversaire !!
Par ko le lundi 29 mai 2006, 12:20 - Hasta la victoria - Lien permanent
Ah ouais, au fait...
Bon n'anniversaire, le non de gauche !
Ça a l'air de toujours autant les gratter <mode sale gosse> gniark-gniark-gniark </mode sale gosse>, hein : confer le Parigot, qui titre : L'Europe toujours malade du non...
Imbéciles aveugles...
Et qu'on ne vienne pas nous reprocher de n'avoir rien fait : que voulez-vous faire, concrètement, lorsque vous êtes dans l'opposition, et extrêmement mal représentés, politiquement, en outre ?
Commentaires
Ah bon, c'était un non de gauche ?
Pas cap' on relance le débat :-D
@Ko :
Un p'tit beurre s'day tou youu... Un p'tit beurre s'day tou youu Nondegauche... Un p'tit beurre s'day tou you Nondegauche... Un p'tit beurre s'day tou youu !!!
Parallèle terrible que je m'apprêtais à faire chez JLM. Mais visiblement, le ouiiste est découragé et je ne pourrai pas lui mettre le nez dans sa tentation de mépris démocratique.
Je m'apprêtais à faire le parallèle entre tous ces cons en France qui ont mal voté et qui ont causé la perte de la France et de l'Europe... et tous ces cons en Palestine qui ont mal voté et qui ont causé la perte de l'aide qui leur était apportée. La démocratie, finalement, ce n'est bien que lorsque les résultats vont dans le bon sens. Sinon, le pire est à craindre, comme par exemple une punition collective... Quelle hypocrisie que tout cela. J'm'en vais relire La nausée et Les mains sales tiens... un peu difficile à lire... mais bon... ça sera toujours ça de pris pour ma culture...
Le parallèle avec la Palestine est très intéressant ...
Pardon pour mon inculture mais c'est qui JLM ?
Le parallèle avec la Palestine est peut-être intéressant, mais ne me semble toutefois pas pertinent.
En effet, dans le cas de la Palestine, nous avons des pays extérieurs qui font pression sur la Palestine (à travers la suppression des aides) à la suite du résultat d'un vote que ces pays extérieurs réprouvent. Mais, finalement, que des pays fassent économiquement pression sur un pays tiers par le biais d'aides ou de sanctions économiques, quelle qu'en soit la raison, cela n'a rien de très nouveau.
Par contre, dans le cas du NON au TCE, ce qui est nouveau, c'est le mépris le plus total du vote du peuple par ceux-là mêmes qui sont censés en être les représentants, et qui doivent donc en respecter le choix démocratique et souverain (à défaut, c'est une forfaiture).
C'est totalement différent de la question palestinienne.
Le blog de Mélenchon :-)
Autant La Nausée, c'est vraiment super-super (-super) chiantissime, autant Les Mains sales (et TOUT le théâtre de Sartre, d'ailleurs), c'est non seulement très prenant et facile à lire mais aussi parfaitement adapté à des ados, me semble-t-il, du moins si les ados sont toujours agités de ces grandes questions (la responsabilité, l'action, la fidélité aux grands principes, la Morale, l'éthique...) qui traversent les pièces du vieux schnock : Les Mains sales, justement, mais aussi Les Séquestrés d'Altona, et La Putain respectueuse... Ça m'enflammait, moi, ces trucs, au lycée...
Sinon, pour le parallèle, on a quand même, dans les deux cas, et ce, quoiqu'ils soient assez éloignés l'un de l'autre, un déni méprisant de l'expression de la souveraineté du peuple. (Aaaah, le peuple, ce grand enfant ! Les foules, la masse, quel danger !!
> à contrôler, à domestiquer, à endormir, à civiliser...)Il y a d'un point de vue politique et du point de vue de ceux qui l'émettent, ce point de vue, une proximité que je qualifierais de flagrante. Le vote des palestiniens a été sponsorisé par l'Union Européenne, avalisé par l'Union Européenne... et c'est l'Union Européenne qui avant même l'entrée en fonction du Hamas a décrété qu'elle cessait son aide. Et... tiens... ça alors... le TCE concernait l'Union Européenne.
Un parallèle intéressant avec la Palestine aussi c'est la lutte d'un peuple pour nier l'intrusion d'une réalité extérieure dans sa propre vision du monde, et vouloir agir par un vote local sur des forces qui lui échappent totalement : "Non à l'existence d'Israël" dans un cas, et "Non au libéralisme du commerce international" dans l'autre. Hélas ! Je doute que cette perception soit partagée ici.
Yogi, est-ce que la perception que tu évoques peut envisager les faits suivants :
Par ailleurs, ne te paraît-il pas tout autant réducteur de considérer le vote en faveur du Hamas comme un simple ? Ta perception ne te glisse-t-elle pas à l'oreille que nombre d'électeurs disaient peut-être ?
La perception dont tu te fais l'écho me semble tristement réductrice et stérilement polémique (on peut être polémique et constructif), mais ce n'est pas ma perception.
@Yogi : Ce qui me semble tout-à-fait inouï, c'est qu'on puisse trouver des personnes (nombreuses) pour affirmer simultanément que :
Ceux qui soutiennent un tel point de vue pensent-ils que la "démocratie" qu'ils nous vantent alors est autre chose qu'une coquille vide, une façade creuse en trompe l'oeil qui ne masque même plus la toute puissance du pouvoir financier et économique ?
Et peut-on, si l'on en est conscient, s'en satisfaire sans être objectivement autre chose qu'un collaborateur ?
Ou plutôt une absence de décision politique de la mâââsse ?
L'ultra-libéralisme est plus fort qu'une loi divine : c'est aujourd'hui le système le plus efficace pour satisfaire (et entretenir) l'avidité et le désir de consommation des êtres humains. Il est plus efficace, donc il triomphera. Pas besoin de Dieu là-dedans (c'est même le contraire : dans une théocratie, pas de libéralisme, mais je doute que ce soit ce que vous appelez de vos vœux).
Pour en juguler les effets pervers, il faut bien sûr une volonté politique, mais une volonté politique partagée par tous. Pourquoi les Chinois renonceraient-ils à un système qui leur permettra en un temps record de rattraper le confort matériel des Occidentaux et d'enfin pouvoir manger chez MacDo ? Pourquoi devraient-ils s'aligner sur nos lois sociales qui leur paraissent d'un luxe inouï ? Comment expliquer à des pays faisant chacun plusieurs dizaines de fois notre taille qu'ils doivent jouer le jeu selon nos règles en dépit de la demande de leurs propres peuples ? Alors qu'en plus les US, leur idole économique, les pousse dans le même sens ?
Tout cela ne pourra cesser que lorsqu'une une loi économique unique s'appliquera à tous les citoyens à travers le monde : même protection sociale pour tous, mêmes "avantages acquis". Un gouvernement mondial. C'est pas demain la veille. Et si on ne commence pas déjà par l'Europe, c'est pas prêt d'arriver.
Mais réjouissez vous : d'ici là, c'est bien la Révolution. La révolte des faibles, des miséreux, des opprimés, contre une aristocratie arrogante et jalouse de ses privilèges. La Révolution mondiale. Mais pas de bol, l'aristocratie, c'est nous.
@ François : j'ai pas bien compris. Mais c'est que je crois que la masse ne peut pas prendre de décision, elle ne peut que mandater des représentants. Et face à un référendum, répondre à une question : , par exemple. Comme disait je sais plus qui je sais plus où (ah, si : chez Eolas), je veux bien voter pour des hommes dont on suppose qu'ils prendraient de bonnes décisions, mais encore faudrait-il qu'ils soient candidats. Alors, prendre ou ne pas prendre des décisions, hein, là n'est pas la possibilité des masses (qu'elles soient laborieuses, ou dangereuses ;-).
Yogi, je ne te suis pas très bien non plus (décidément, je comprends rien, ce soir !). Tu sembles regretter la situation actuelle, mais tu conspues ceux qui essaient de l'infléchir ? Par ailleurs, tout aristocrates que nous soyons, il y a parmi nous bon nombre d'éclopés du système, tout comme il y a des gagnants chez .
Tu oublies aussi - enfin, pas toi particulièrement, disons que oublient - que la Terre et ses ressources sont finies, et que l'efficacité de l'ultralibéralisme revient aussi (et surtout, mais tout est question de point de vue et d'échelle temporelle) à assécher les possibilités futures de vie.
En outre, crois-tu vraiment que ce soit ce dont l'humanité a besoin ? de (que je traduirai par désir de puissance, plutôt) ? Le besoin de justice s'est toujours manifesté, tôt ou tard (remember Spartacus), infléchissant le cours politique des événements. Les préoccupations écolo et spirituelles jouent également un rôle dans l'histoire, il n'y a aucune raison pour que ça ne change pas. Etant donné tout ça, si un jour , et en vertu de la vieille maxime révolutionnaire Choisis ton camp, camarade, je sais où se situe mon monde, et je t'assure que je ne suis pas aristocrate (ah ça ira ça ira, tout ça, quoi)
@ko : La question n'est pas de savoir ce que personnellement j'approuve ou regrette : j'essayais juste de présenter les forces qui à mon avis sont en oeuvre. Pas la peine de débattre sur les actions qui ont un sens et celles qui sont vaines, si déjà on est pas d'accord sur les mécanismes en jeu. En bref : voter non au TCE ou faire des manifs franco-françaises en croyant freiner l'ultra-libéralisme me paraît à côté de la plaque.
PS : et puisque tu me fais l'honneur de demander, je pense que : manger chez MacDo n'est pas l'horizon indépassable de la destinée humaine, vu de Bombay nous sommes tous des aristocrates, les ressources limitées de la planète freineront le libéralisme avant qu'une volonté politique cohérente émerge, et le capitalisme est bien plus fort que l'esclavagisme : Spartacus aujourd'hui regarde la Star'Ac, il est sûr que lui aussi il a sa chance aussi dans le Grand Cirque Starifié, et ça suffit à étancher sa soif de justice.
J'arrive pas à décider si ça me paraît fataliste ou défaitiste (les deux, mongénéral !). Voter non au TCE, parce que tout simplement voter oui n'était pas possible en vertu de ce qu'on pense, c'est tout. Que ça n'arrête pas l'ultralibéralisme n'est pas à prendre en compte, car il n'en était pas question. On avait quand même pas cette ambition, hé !
Tu nous fais le vieux sage qui comprend tout mais ne participe plus à rien, car tout serait inutile, c'est ça ? Pourquoi pas, après tout... Quoique savoir ce que personnellement tu approuves ou regrette m'intéresse, et pas par curiosité malsaine, non, par simple intérêt pour mes contemporains. Par goût du débat, aussi. ;-)
"à côté de la plaque" : il faut voir comme les ceussent qui sont à côté de la plaque sont écoutés partout. En France... mais en Amérique du Sud aussi, par exemple... tous à côté de la plaque, mais tous regardés avec envie par la plupart, et vus comme une menace par les "élites".
Ces actions ne sont pas vaines, le non n'a pas été vain, et la résistance à l'aliénation n'est jamais vaine. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'Histoire qui le clâme.
@ko : je n'ai pas dit qu'il ne fallait rien faire, j'ai dit qu'il fallait agir au bon niveau. L'Europe devrait être le "modèle réduit", le "coup d'essai", d'une instance de régulation mondiale : la Pologne au lieu de la Chine, 600 millions d'habitants au lieu de 6 milliards : ça devient significatif. Il faut donc construire rapidement une Europe qui marche, et pas croire qu'en s'enfermant dans notre Palais de Versailles ça arrêtera les revendications du Tiers-Etat dehors.
@Fred : je crains que considérer MacDo comme une aliénation soit une vue d'aristocrate. Pour que cette vision soit partagée par les Chinois et les Indiens, il va d'abord falloir que leur niveau de vie se rapproche consédérablement du nôtre.
Mais le vrais pouvoir de la mâââsse n'est plus vraiment dans le bulletin de vote tous les 5 ans, mais plutôt dans son portefeuille, dans le choix de ceux à qui elle verse son argent de consommateur. Nous (très général) n'exerçons pas encore assez ce pouvoir. Pourtant, avec son portefeuille on vote tous les jours et non tous les 5ans. Et on vote pour (ou contre) des choses très concrètes comme les entreprises qui licencient alors qu'elle font des profits, celles qui provoquent des marées noires, celles qui sous traitent dans des pays ou le enfants travaillent...
François, oui, on en causait ici.
Maintenant, je demeure assez sceptique : sans volonté à peu près unifiée et partagée (sans volonté politique, disons-le tout net), nos choix de consommation se fondent dans la masse. Par ailleurs, depuis que justement je fais des choix de conso, mon budget alimentation (saine et locale) a pris une ampleur tout de même exagérée dans mon budget total (mais j'aime manger, alors je fais des sacrifices par ailleurs ;-) ). Je peux encore me permettre ; plein de travailleurs pauvres ou d'exclus ne le peuvent pas. Je les croise quand je vais acheter le PQ chez Leclerc : y a ceux qui s'en fichent, y a ceux qui sont les victimes consentantes de la pub, y a ceux, enfin, qui n'ont pas le choix, qui doivent compter. Pour ceux-là, il n'y a pas de choix possible.
En fait, si le pouvoir d'achat est un vote, c'est rudement censitaire, comme vote...
@yogi {{je crains que considérer MacDo comme une aliénation soit une vue d'aristocrate. Pour que cette vision soit partagée par les Chinois et les Indiens, il va d'abord falloir que leur niveau de vie se rapproche consédérablement du nôtre. }}
Le problème c'est que en dehors de toute considération philosophique sur l'aliénation et le reste, l'éventualité d'une mise à niveau de ces pays avec les nôtres ne se fera pas sans de gros changements, à l'image de cette espèce de bulle immobilière, on peut se poser toutes les questions que l'on veut en regardant le "progrès" avancer implacablement (c'est une blague), on ne pourra jamais éviter un gros clash, comme le dit Ko, écologique et social.
Ceci dit, je ne sais pas si notre attitude perso face à un tel constat changera quoi que ce soit, TCE ou pas, Croissance ou pas, chomage ou pas... Moi j'essaie de m'engager vers une sorte de décroissance perso, mais je ne sais pas si ça sert à quoi que ce soit, et là je rejoins l'opinion de Yogi, vu de pays pauvres, c'est risible voire aristo comme attitude.
Quant aux pays d'Amérique du Sud, je suis le premier à saluer leur refus des lois économiques imposées par l'ordre "mondial et américain" économique, mais je ne vois pas ces pays se dispenser d'une possibilité qui leur serait offerte de consommer autant que nous.
voilà, pas de porte de sortie