Bereno is back.

Il explique pourquoi (il revient), et il reprend le fil de ses témoignages, précieux, sur ce qui fait une partie de la réalité du travail salarié en France aujourd'hui. (Je prends des précautions oratoires, pour me rapprocher au plus près de l'objectivité, même si je sais qu'il est impossible de l'être totalement. Objectif. Et je me demande même si ce serait souhaitable ?)

Sans verser dans le relativisme absolu, je considère qu'une position impliquée autant de choses à dire, et de plus près, sur une situation donnée. Sur le modèle de l'observation participante en anthropo, ethno et socio - logie, un discours tenu par un locuteur qui parle de l'intérieur, mais en le sachant, et donc, en étant conscient de son implication et de ce que cette implication produit des effets, et bien, un tel discours a plus de chance d'être au près de son objet qu'un discours qui se voudrait savant, purement théorique, surplombant.

Je pense aussi à la polémique qui a cherché à disqualifier le film et le propos de Hubert Sauper, le Cauchemar de Darwin. L'insignifiant le bon petit soldat l'historien du cinéma et ex de chez H*vas qui s'est livré à l'attaque en règle, depuis son bureau parisien et sans plus de recherche de terrain qu'une incursion à Rungis, se voulait ainsi neutre et donc raisonnable, sensé. Et bien, lui aussi parle de quelque part, depuis un point de vue, à travers un prisme, peut-être plus ou moins conscient d'ailleurs. Et négliger les effets de cette position et de ce prisme fait passer à côté du contexte de production du discours, lequel influe à la fois sur le discours, le producteur et le récepteur du-dit discours.

Y a des jours, je reprendrais bien mes études... qui a dit que la socio ne servait à rien ? Ça ne sert à rien, de chercher à comprendre le monde ?