Pas vraiment le temps, mais je suis ulcérée, là !
Par ko le samedi 6 mai 2006, 01:02 - Ça m'éééénerve... - Lien permanent
Un blog essentiel va devoir s'arrêter. Une fenêtre sur le monde du travail, ce qui fait le quotidien de tant de nos contemporains, se ferme.
J'y retrouvais l'énergie, brute, les raisons objectives, les faits, concrets, pour ne pas arrêter de s'insurger face au monde-tel-qu'il-va. J'y entendais mon père, syndicaliste désintéressé, j'y retrouvais l'inspecteur du travail qui nous avait aidé, dans une de mes vies, à sortir d'un engrenage pervers dans une boîte du tertiaire, j'y relisais les luttes sociales, très concrètes, qui ont façonné la vie des travailleurs au cours des derniers siècles.
J'apprends chez el ryu que ces carnets s'arrêtent. Et j'ai un vrai sale goût amer dans la bouche. Je dis "chapeau, et merci, et bonne continuation, et tu vas me manquer, tu vas nous manquer".
Commentaires
@SansFiltre : Il n'y a malheureusement plus aucun article en ligne sur ce carnet, en dehors du dernier.
Pas d'archives consultables pour le moment, donc.
Il ne reste plus qu'à espérer que la WayBack Machine en aura archivé une bonne part, mais les archives collectées par la WayBack Machine ne sont généralement disponibles au public que plus d'un an après leur "aspiration". On ne le saura donc pas de sitôt...
Merci Ko d'en parler.
Il s'agit aussi du sujet de mon prochain billet.
En plus, quelle écriture, quel magnifique document que ce témoignage sur le côté obscur du travail.
Un véritable boulot de sociologue, qui ne doit donc pas disparaître.
Je m'inquiète de ce qui risque de lui arriver. Et je croise les doigts pour que ce ne soit qu'un feu de paille.
Il y avait une justesse de ton et une grande sensibilité dans son approche de ce métier difficile, ingrat, nécessaire. Très pédago, l'auteur mettait bien en évidence ses efforts permanents pour trouver des solutions satisfaisantes, il . C'est plutôt certains patrons qui lui menaient la vie dure, mais lui continuait, imperturbable (face à eux) sa mission. Un héros du quotidien.
Tu as raison, Monolecte : par la qualité de ce regard à la précision ethnologique, il faisait quasiment de l'observation participante, une des méthodes sociologiques les plus respectables...
Haut les coeurs : le diable va peut-être bien ressortir de sa boite...
Merci Agnès pour avoir été la messagère de bonne nouvelle !
Je devrais être capable de reconstituer, sans les photos ni les commentaires, le contenu de ce blog.
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