J'y retrouvais l'énergie, brute, les raisons objectives, les faits, concrets, pour ne pas arrêter de s'insurger face au monde-tel-qu'il-va. J'y entendais mon père, syndicaliste désintéressé, j'y retrouvais l'inspecteur du travail qui nous avait aidé, dans une de mes vies, à sortir d'un engrenage pervers dans une boîte du tertiaire, j'y relisais les luttes sociales, très concrètes, qui ont façonné la vie des travailleurs au cours des derniers siècles.

J'apprends chez el ryu que ces carnets s'arrêtent. Et j'ai un vrai sale goût amer dans la bouche. Je dis "chapeau, et merci, et bonne continuation, et tu vas me manquer, tu vas nous manquer".