J'aime beaucoup ce mot, iconoclaste : les sonorités me ravissent, le rythme est envolé, il me plaît à écrire. Bon, évidemment, le fait que je sois dedans n'est pas étranger à mon choix...

Du côté du sens, que nous disent les autorités en la matière ?

Aujourd'hui, dans le langage commun, on appelle «iconoclastes» ceux qui vont à l'encontre des idées communément reçues, ou qui refusent la tradition, notamment lorsque leur engagement les pousse à détruire ou à profaner des «idoles», au sens propre ou au sens figuré.

La définition ci-dessus est tirée de l'article Iconoclasme de Wikipédia.

Celle qui suit, je la recopie à la main ; pas question de copier-coller avec le Petit Robert (2006), un ami fidèle, jamais bien loin lorsque j'écris. Je passe outre les définitions relevant du champ religieux (celui qui brise les images saintes - les icônes).

Du grec byzant., eikonoklastês, briseur d'images. Qui est hostile aux traditions et cherche à les détruire, à les faire disparaître.

Et bien... Le Petit Robert nous précise que le mot est alors employé au sens figuré et qu'il est péjoratif. Pour le moins !

En effet, mon usage personnel du terme s'approche davantage de la première partie de la définition trouvée sur Wikipédia, dans un sens positif, constructif, qui peut parfois aller jusqu'à mettre à bas des idoles, lorsque c'est vraiment nécessaire, mais bon... ce n'est pas non plus mon but dans la vie... Comme quoi, il est toujours bon de confronter l'usage des mots à leur définition officielle.

Il y aurait long à dire sur la tradition. J'ai rejeté son poids comme beaucoup d'ado, en mon temps, et j'en ai conservé un vieux fond de méfiance à l'encontre de la tradition. Puis, la sagesse venant ;-), je révise mon jugement : il est des traditions qu'il ne faut surtout pas détruire ! La tuaille du cochon, notamment...