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  <title>L'iKOnoclaste</title>
  <link>http://ikonoclaste.org/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 19 Nov 2008 22:56:58 +0100</pubDate>
  <copyright>CreativeCommons.org BY-NC-SA 2.0 FR</copyright>
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    <title>Pas grand chose, et pourtant...</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2008/07/03/Pas-grand-chose-et-pourtant</link>
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    <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 00:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Intime universel ?</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Mon coeur soupire après un autre, tandis que l'un m'adresse de jolies choses, des mots doux et délicats.&lt;br /&gt;
Mais ce n'est pas de là que je les espère, et le pâle sourire qu'ils m'arrachent ne comble pas le vide qui m'habite.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quelle banalité... ça dure donc toute la vie, ces conneries d'être aimée là où ce n'est pas important et d'aimer là où ça ne répond pas ? Qu'est-ce qui change... si ce n'est la conscience que ça va passer, suffit de serrer les dents, de laisser aller, de faire le dos rond, le cœur serré, l'âme éteinte, le temps que ça se tasse. Sans trop se bousculer soi-même, pour ne pas casser le truc fragile, là, en dedans, surtout pas le heurter, que ça ne déborde pas. &lt;br /&gt;
Respiiiiiire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ecoute des chansons belles et tristes (en l'occurrence, découverte de Bashung, magnifique dernier album, et envoûtante Fantaisie militaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ecris des textes d'adolescente sur un blog abandonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Souris tristement à ton chat qui compatit, brave bête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dors, rêve, réveille-toi dans la nuit, un peu perdue, seule. Ramène le drap sur ton corps délaissé. Frissonne, malgré la chaleur de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pourtant, rigole, tourne en dérision gentiment ce &lt;em&gt;chagrin d'amour&lt;/em&gt; qui n'est plus de ton âge, fais comme si ce n'était pas si grave, dans le fond... et ce n'est pas si grave, en surface non plus.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>R.I.P., Jean-Pierre Vernant</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2007/01/10/RIP-Jean-Pierre-Vernant</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Jan 2007 14:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Des bla-bla pour aller toujours un peu plus loin</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Ah, voilà une nouvelle triste, quoique peu surprenante (à 93 ans, hein, casser sa pipe fait partie de l'ordre des choses...). Un des derniers &lt;strong&gt;savants&lt;/strong&gt; qui s'en va, un honnête homme comme on n'en fait plus beaucoup.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Vernant&quot;&gt; Jean-Pierre Vernant&lt;/a&gt;, dont il faut absolument lire... euh, plein de choses ! mais, en particulier &lt;ins&gt;Les ruses de l'intelligence. La métis des grecs&lt;/ins&gt;, écrit en collaboration avec Marcel Détienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les ruses de l'intelligence... déjà, quel titre !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Nausées... Crise de foie ?</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2007/01/06/Nausees-Crise-de-foie</link>
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    <pubDate>Sat, 06 Jan 2007 09:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Où le retour de vacances me rend légèrement nauséeuse (mais ça va aller, t'inquiètes pas).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ah, que c'était agréable, ces quelques jours hors du temps, profitant du soleil généreux du Sud (terrasses, poissons, fruits de mer, pétanque, vins de Collioure)... Et oui, même une &lt;em&gt;précaire jeune créatrice d'entreprise parfaitement indépendante&lt;/em&gt; se permet de prendre quelques jours de relâche... (en même temps, pas de boulot, pas de client à démarcher car les décideurs sont en congés eux aussi : à quoi ça servirait-il donc de se mortifier à son bureau, je vous le demande un peu !!)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, c'était parfait, de belles rencontres, un temps exceptionnel, je m'en reviens à &lt;q&gt;l'usine&lt;/q&gt; gonflée à bloc. J'ouvre les journaux, je parcours les blogs, je jette un oeil sur Hîî ! télé. Et là... PAF !! PAF !!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Double &lt;em&gt;mawashigari&lt;/em&gt; dans ma face : &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/04/Se-poignarder-le-trou-de-balle-avec-un-cervelas#comments&quot;&gt;la trahison (oui-oui, trahison, pas moins) de Michel Onfray&lt;/a&gt;, que m'apprend le &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/&quot;&gt;Guru&lt;/a&gt;, et la vision de MGB piapiatant derrière un pupitre sur lequel se trouve inscrit, &lt;em&gt;deux-points-ouvrez-les-guillemets&lt;/em&gt; : &lt;strong&gt;Gauche populaire et anti-libérale&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pardon ? Plaît-il ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le souffle court, je monte le son juste à temps pour entendre le commentateur expliquer que la MGB, elle s'est mise en congé de ses responsabilités au parti. Ah ouais. Vachte de bonne idée, ça !! Pouvait pas l'avoir avant, non ? Alors, non seulement elle nous prend pour des cons, en récupérant le label du mouvement qu'elle n'a pas peu contribué à faire capoter, mais en plus elle pousse l'ignominie jusqu'à faire mine de se rendre &lt;q&gt;autonome&lt;/q&gt;...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est en constatant à quel point ces manoeuvres continuent de m'affecter (en surface, mais quand même...) que je me rends compte que je suis encore bien naïve d'attendre quoi que ce soit de ces &lt;q&gt;gens-là&lt;/q&gt;... les &lt;strong&gt;politicards&lt;/strong&gt;, comme dit avec dédain mon pôpa, qui sait de quoi il parle (il a refusé de devenir permanent cégète, c'est dire...). Et tant pis si j'alimente la vision &lt;q&gt;tous pourris&lt;/q&gt;, parce qu'il y a beaucoup de vrai là-dedans : le pouvoir corrompt, les organisations agissent de telle façon qu'elles favorisent certains comportements et évincent les intransigeants, c'est un constat toujours renouvelé...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous à la pêche pour les élections &lt;em&gt;nationales&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(C'est un peu différent aux locales, je trouve... mais peut-être suis-je encore trop naïve...)&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;(Et lisez donc le lumineux &lt;ins&gt;Le vélo, le mur et le citoyen : que reste-t-il de la science ?&lt;/ins&gt; de Jacques Testard, aux éditions Belin - 2006 : c'est brillant, clair, argumenté, offrant plein d'armes pour réfléchir et débattre, et ça élève tellement c'est intelligent : ça tire vers le haut, en ces temps d'abrutissement et d'infantilisation du consommateur, il est salutaire de s'entendre parler comme à un citoyen...)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ça va mal, ça va pas s'arranger...</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/12/26/Ca-va-mal-ca-va-pas-sarranger</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Dec 2006 09:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;C'est chez &lt;a href=&quot;http://soumission.sociale.over-blog.com/&quot;&gt;Soumission sociale&lt;/a&gt;, une histoire de fesse &lt;a href=&quot;http://soumission.sociale.over-blog.com/article-5019246.html&quot;&gt;(Le juge ou le censeur ?)&lt;/a&gt; dont le regretté &lt;a href=&quot;http://www.polars.org/article51.html&quot;&gt;Siniac&lt;/a&gt; aurait su tirer un atroce et magnifique polar bien gluant. Bien flippant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A la fin de l'article, suivez donc le lien vers l'article de Marcela Iacub, sur la prostitution. On risque d'y revenir, ici, bientôt...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Je suis reviendue...</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/12/24/Je-suis-reviendue</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Dec 2006 17:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>C'est que du plaisir...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;C'est sous une amicale pression (amicale, certes, mais pression tout de même, hein) que je me décide à revenir hanter mon île (enfin, c'est la rive du Mékong, maintenant).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ce premier billet de retour n'en sera pas vraiment un. Je me contente de me re-roder, de découvrir mon nouveau joujou (puisque &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/&quot;&gt;mon bienfaiteur bloguesque et amicalement pressureur&lt;/a&gt; a procédé à quelques opérations en moldave de la plus haute importance, auxquelles je n'entends &lt;em&gt;nibe&lt;/em&gt;, mais dont je suis sûre qu'elles sont fantastiques).&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Je fais des essais...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ikonoclaste.org/public/old/monbo_sapin.gif&quot; alt=&quot;monbo_sapin.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est pas bô, Monbôsapin ?
C'est même pas moi qui l'ai fait, mais un de mes coloc's. N'empêche, je faisais ma maligne, genre &lt;q&gt;c'est nuuuul la soi-disant &lt;em&gt;féérie&lt;/em&gt; de Noël&lt;/q&gt;, mais maintenant je suis bien contente qu'il soit là, ce bôsapin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ah, pour ce qui est de l'effet sur la photo, je n'y suis absolument pour rien non plus (décidément !). C'est en faisant quelques manip' pour redimensionnner l'image qu'il s'est produit cette espèce de trouble, plutôt charmant, je trouve).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, c'est bel et bien un Spud (oui-oui, le Spud de Trainspotting) qui pose en contrepoint du bôsapin. C'est par-fait pour casser le côté mièvre de &lt;q&gt;la féérie de Noël&lt;/q&gt;, je trouve. Ce Spud, sachez-le, est le quatrième colocataire de ma nouvelle maison. Top classe, s'pas ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur ce, bon gueuleton à ceux qui ont la chance d'en faire un ce soir, ce qui ne nous empêche pas de penser aussi aux autres, mais nous y reviendrons ultérieurement...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>C'est la saison des Fêtes...</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/06/24/28-c-est-la-saison-des-fetes</link>
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    <pubDate>Sat, 24 Jun 2006 22:01:41 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>C'est que du plaisir...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Fête des mères, Fête des Pères, Fête de la musique...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je vous le livre tout brut, tout net, sans trop de fioritures. Ça m'est allé droit au coeur, pan&amp;nbsp;! en plein dans le mille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;C'est une réflexion de Bachounette, 4 ans et demi. On vient de passer le mois des Fêtes, et à l'école elle a réalisé des merveilles de ses petites mains pour rien faire qu'à émouvoir ses parents. Il se trouve que cette année, calendrier de garde oblige, les bachous étaient chez nous pour la Fête des mères et chez leur mère pour la Fête des pères. C'est ballot, mais bon, pas plus que ça, parce que c'est surtout à eux, que ça fait plaisir. Nous, &lt;q&gt;les grands&lt;/q&gt;, on s'en tamponne un peu, malgré l'émotion amusée qui peut prendre à la découverte de ces cadeaux enfantins... Bachounette, qui a vu son pater mercredi, a pu lui offrir un magnifique rond de serviette décoré par ses soins, ainsi qu'un petit mot tout doux écrit de sa main (elle n'est pas peu fière). Aujourd'hui, elle me raconte évidemment les beaux cadeaux qu'elle a offert à son Papa. Je lui dis que l'apollon me les a bien sûr montré, mercredi soir, en rentrant, et qu'ils sont vraiment très jolis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A la fin du repas, ce soir, Bachounette, gaie comme un pinson, presse son Papa de ranger sa serviette dans son rond. Et du coup, elle se prend à réfléchir à tout ça. Et voilà-t-y pas la mignonne qui s'arrête, penche sa jolie tête bien pleine sur un côté, et nous assène joyeusement&amp;nbsp;: &lt;q&gt;et ben, y devrait y avoir..., en fait, moi, je vais faire aussi une Fête des belle-maman et des beau-papa, une Fête des beaux-parents, voilà !&lt;/q&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Craaaac, mon coeur gonfle et éclate de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Je persiste à penser que la Fête des ceci ou des cela, c'est pas casher, que c'est bien débile et que je déteste qu'on me dicte mon comportement, mais l'élan du coeur de cette enfant, c'est-y-pas trop mignon&amp;nbsp;? Et en plus, c'est extrêmement pertinent. C'est une enfant de son époque, Bachounette. Comment font les enfants des couples homosexuels, ou dont l'un des parents est transsexuel, ou qui vit avec des beaux-parents&amp;nbsp;? Comme les enfants de veufs /veuves, ou dont l'un des parents est absent&amp;nbsp;? Non, parce que ces enfants-là peuvent toujours honorer dans leur coeur la mémoire d'un Père ou d'une Mère. Tandis que celui ou celle qui a deux mamans&amp;nbsp;? P*tain de société normée, conformée, pétrifiée...)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Oui, je réussis à dériver sur un discours sociétal à partir de cette historiette de vie. Oui. And so ?)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Inconséquence ou connerie monumentale ?</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/06/19/27-inconsequence-ou-connerie-monumentale</link>
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    <pubDate>Mon, 19 Jun 2006 16:01:38 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;L'arrosage fou, ou qu'est-ce qui justifie un véritable gaspillage au vu et au su de tout un chacun&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je suis actuellement en week-end prolongé dans le Sud, c'est bien agréable. Je suis descendue en voiture, avec l'apollon et son &lt;em&gt;partner&lt;/em&gt; et néanmoins ami. Nous avons pris une des &lt;q&gt;routes des vacances&lt;/q&gt;, en empruntant le réseau autoroutier qui traverse la Drôme. Soleil, vent, cultures à perte de vue, poids-lourds, radars automatiques. La routine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, dans la Drôme, une aberration m'a frappée à nouveau. Je l'avais déjà remarquée, il y a deux ans, à la faveur d'une transhumance estivale. Fuyant d'importants ralentissements sur l'autoroute, nous avions décidé, avec l'apollon, de naviguer à vue (le &lt;em&gt;Michelin&lt;/em&gt; sur les genoux de l'excellente copilote que je suis) sur des nationales, voire des départementales, parfois ombragées, ce qui est plus cool que de rester bloqué dans la fournaise autoroutière avec tous les autres péquins. Lors de cette vadrouille, nous avions été proprement estomaqués de constater que, en pleine après-midi, par une &lt;em&gt;température de 30 degrés au moins&lt;/em&gt;, et sous &lt;em&gt;un vent à décorner un boeuf&lt;/em&gt; (c'est-à-dire dans des conditions habituelles pour ce coin de France), les arrosages automatiques fonctionnaient à plein dans quasi tous les champs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sous le cagnard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En plein vent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En gros, dans ces conditions, t'as 60 % de l'eau déversée qui &lt;em&gt;n'atteint même pas le sol&lt;/em&gt;, et qui n'a pas non plus le temps de rafraîchir l'atmosphère. Quelques gouttes se posent sur les feuilles, ce qui peut les brûler (n'importe quel jardinier amateur sait qu'on n'arrose pas les feuilles, mais le sol, et surtout pas dans la journée, pour respecter le biorythme  végétal, mais le soir, &lt;q&gt;à la fraîche&lt;/q&gt;). Bilan de l'opération&amp;nbsp;: néant, plus que négatif, inutile, aberrant. Et tout ça dans un contexte de raréfaction de la ressource eau, dans une période où l'on parlait de sécheresse (merci la culture intensive de maïs).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous n'en revenions pas. Et là, vendredi dernier, même endroit, même cause, même étonnement&amp;nbsp;: et vas-y que je t'arrose les champs en pleine journée, &lt;em&gt;par un soleil de plomb, en plein vent&lt;/em&gt;... Petite fille, je passais une partie de mes vacances chez mes grands-parents, des viticulteurs languedociens, et j'adorais les aider dans leurs tâches, notamment quand il s'agissait d'aller ouvrir les vannes du &lt;q&gt;bas-Rhone&lt;/q&gt;, le réseau d'irrigation local. Et j'aimais tout particulièrement cela, parce que nous y allions &lt;q&gt;à la fraîche&lt;/q&gt;, donc, après le repas du soir, dans le crépuscule interminable de l'été, sacrée aventure pour une petite fille. Ils n'auraient jamais arrosé en journée, et pourtant, ils n'étaient pas bio, mes grands-parents, plutôt productivistes, comme on leur avait appris à l'être (c'était le Progrès, pour ces fils de paysans, première génération à vraiment vivre de leurs cultures - jusqu'à pouvoir s'offrir un voyage organisé par an, à l'orée de la retraite&amp;nbsp;! -, tandis que leurs prédécesseurs survivaient dans une économie de subsistance). Ils en ont donc balancé, de la &lt;em&gt;poustème&lt;/em&gt; (expression générique locale qui désigne tout produit chimique destiné à soigner / prévenir / améliorer les rendements...). Mais &lt;strong&gt;ça&lt;/strong&gt;, arroser en pure perte, jamais ils n'y auraient consenti.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, quoi&amp;nbsp;? Les paysans de la Drôme (mais aussi les autorités, le Préfet, les Chambres et syndicats professionnels), ont-ils perdu la boule&amp;nbsp;? Qu'est-ce qui peut bien justifier une telle hérésie&amp;nbsp;? Ces plants sont-ils si particuliers qu'ils exigent absolument quelques gouttes d'eau en pleine journée&amp;nbsp;? C'est une des hypothèses de l'apollon. Mais si c'est vraiment le cas, ne peut-on pas revenir à des variétés capables d'attendre le soir pour être arrosées&amp;nbsp;? Ou alors, ce sont les agriculteurs qui ne veulent pas rater le Bigdil ou le 19-20&amp;nbsp;? ... 'Feraient mieux de planter des éoliennes, vu le &lt;em&gt;ventas&lt;/em&gt; qui décoiffe toute la région&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Où est la &lt;em&gt;rationalité&lt;/em&gt; là-dedans&amp;nbsp;? Est-ce qu'on va demander, au mois d'août, aux particuliers de ne plus arroser leur pelouse ni laver leur voiture, alors qu'on aura laissé perdre tant et tant du précieux liquide&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je remonte vers Paris demain. Je vais encore m'étonner, m'insurger en pure perte dans la &lt;em&gt;Séat&lt;/em&gt;, pousser des &lt;q&gt;ça m'éneeeerve...&lt;/q&gt; (parfaitement inutiles) à la vue de ces arrosages si perfectionnés et si atrocement inconscients. J'ai l'air maligne, ensuite, lorsque j'apprends aux Bachous à fermer le robinet pendant qu'ils se lavent les dents, ou que je bricole des bacs à réserve d'eau et que je paille les 4 plantes qui égaient mon balcon, pour ralentir l'évaporation et espacer l'arrosage... Bande de baltringues criminels...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment le principe moisi du “C'est mieux que rien” s'avère bien être le meilleur ennemi de l'éthique.</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/06/14/26-comment-le-principe-moisi-du-c-est-mieux-que-rien-s-avere-bien-etre-le-meilleur-ennemi-de-l-ethique</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Jun 2006 15:38:34 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le &amp;#8220;C'est mieux que rien&amp;#8221;, mot d'ordre du soi-disant pragmatisme dans l'action publique, politique ou sociale, est en fait trop souvent le fossoyeur d'une vision globale, réfléchie, construite et conséquente des problèmes qu'on prétend traiter.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cette pensée me vient à la lecture d'un &lt;ins&gt;Courrier International&lt;/ins&gt; plus si récent (ben voui, il était enseveli sous deux ou trois autres publications dans mes toilettes...). C'était dans le numéro de la semaine du 13 au 19 avril 2006. Un article du &lt;ins&gt;Los Angeles Times&lt;/ins&gt; me tire l'oeil et trouble ma quiétude. Son titre&amp;nbsp;: &lt;q&gt;Campements autogérés pour sans-abri&lt;/q&gt;. Il s'agit d'un reportage, dans &lt;q&gt;certaines villes de l'Ouest (qui) proposent désormais aux sans-logis des terrains où ils peuvent planter leurs tentes et vivre en communauté autonome&lt;/q&gt;. Ben voyons !! Et encore, c'est cool, ils leur ont pas collé de miradors ni de barbelés... Je rêve. Evidemment, pour les individualités concernées, il semble préférable de crécher dans ce bidonville institutionnalisé que dans la rue, lieu de tous les dangers (institutionnalisé, mais &lt;em&gt;pas subventionné&lt;/em&gt;, faudrait voir à pas pousser, non plus&amp;nbsp;! &lt;em&gt;Oh&lt;/em&gt;&amp;nbsp;! Ils payent &lt;strong&gt;un loyer&lt;/strong&gt;, les SDF-qui-n'en-sont-plus-vraiment-mais-un-peu-quand-même. Sauf qu'ils ont une carte d'identité avec une adresse, maintenant, &lt;em&gt;Hosannah&lt;/em&gt;&amp;nbsp;! Trop classe. L'article ne dit pas s'ils peuvent voter, avec ça). L'avantage, aussi, c'est que ce camp est sur un terrain anciennement déversoir de vase, absolument pas susceptible d'intéresser un quelconque promoteur immobilier. Ailleurs, c'est certainement sur des terrains tout aussi peu valorisables qu'on regroupe et fixe (concentre ?) les sans-abri. C'est effectivement nettement mieux que de les voir traîner en centre ville, s'pas (et effrayer &lt;em&gt;les honnêtes gens&lt;/em&gt;, ça va sans dire).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, y a pas d'eau courante, et ils se chauffent au feu de bois. Pas de ramassage des ordures, mais des amendes pour jeté de papiers gras dans la rue. On leur jette pas des cacahouètes, mais peut-être que ça viendra&amp;nbsp;? C'est cool, c'est la réinvention de la société en situation d'expérimentation (les sociologues devraient être ravis, quel champ d'investigation&amp;nbsp;! une éprouvette grandeur nature), parce qu'évidemment, ce sont les SDF eux-mêmes qui ont rédigé leur règlement intérieur, une sorte de Charte, un &lt;em&gt;Contrat social particulier et spécifique&lt;/em&gt;, en somme (les règles habituelles de la vie en société ne s'appliquent pas à &lt;em&gt;ces gens-là&lt;/em&gt;, ils n'en sont plus dignes&amp;nbsp;? ils en sont &lt;q&gt;exclus&lt;/q&gt; ?). C'est énorme. Vont-ils être rejoints par moults sans-abri, et constituer à terme une société parallèle, sécessionniste, fondée sur la décroissance (rêvons un peu) et prônant le retour à un monde non-technologique&amp;nbsp;? Voilà qui serait fendard. Bien, évidemment, j'extrapole, mais force est de reconnaître que cette mesure entérine une division des citoyens, une mise à part, dans une situation &lt;em&gt;au rabais&lt;/em&gt;, d'une catégorie de personnes déjà affaiblies et discriminées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors bon, vu les dangers de la rue (maladie, violence, saleté, répression policière...) qui guettent les sans-abri, oui, il faut répondre, dans l'urgence, à ces situations urgentes.
Mais les &lt;em&gt;réponses circonstanciées&lt;/em&gt; doivent demeurer des &lt;em&gt;réponses provisoires&lt;/em&gt;, et ne surtout pas installer des situations en soi déplorables dans la durée. Les cabanes en toile insalubres sont-elles vraiment la réponse qu'une société aussi développée que celle de l'Ouest ricain peut apporter aux exclus du système&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, pour finir, petit message à l'intention des décideurs&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;l'institutionnalisation des bidonvilles n'est pas un progrès dans la prise en charge des sans-abri&lt;/strong&gt;. Hugh.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Chasseurs de prime modernes ?</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/06/09/25-chasseurs-de-prime-modernes</link>
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    <pubDate>Fri, 09 Jun 2006 15:17:04 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Où ce qui me paraît constituer un véritable scandale n'a pas l'air de choquer grand monde...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Malgré la joie de vivre que m'apportent le soleil et sa chaleur, il y a dans l'actualité toujours plus de raisons de déplorer la marche-du-monde-tel-qu'il-va (mal). Ce matin, à l'écoute de la radio, un élément m'a tiré l'oreille, et je voulais l'aborder ici.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'occasion du raid mortel contre &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/20060609.WWW000000290_la_mort_de_zarqaoui_ne_dissipe_pas_les_incertitudes_sur_lavenir_de_lirak.html&quot;&gt;Al-Zarqaoui&lt;/a&gt; (ce lien renvoie vers le Fig', qui n'est pas mon journal de prédilection, loin s'en faut, mais qui tient drôlement bien la route pour ce qui est de l'actualité internationale, il faut bien le reconnaître...)&amp;nbsp;; bref, à l'occasion de ce raid dont tout le monde se félicite - sans se demander si ça n'aurait pas été préférable, dans une optique &lt;q&gt;démocratie, Etat de droit et tout ça&lt;/q&gt;, de faire prisonnier et de juger le terroriste, mais bon, passons - le journaliste précise sans s'appesantir sur le sujet que &lt;q&gt;la prime ne sera probablement pas attribuée&lt;/q&gt;. Le contribuable ricain s'en sort bien. Pardon&amp;nbsp;? Une prime&amp;nbsp;? Une prime pour localiser, &lt;del&gt;arrêter&lt;/del&gt; abattre un ennemi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sais pas vous, mais quand j'entends &lt;q&gt;prime&lt;/q&gt; dans un tel contexte, je pense au Far West, à la lutte contre les &lt;em&gt;outlaws&lt;/em&gt;, une lutte qui ne s'embarassait pas de justice ni de règles spécifiques à un Etat de droit. Depuis, on a fait quelques progrès dans la lutte contre la délinquance. Je sais bien que ce système existe encore aux &lt;em&gt;zétazunis&lt;/em&gt;, que des chasseurs de primes exercent encore, et ça me débecte très profondément. Mais je n'avais pas relevé que ces grands diffuseurs de la démocratie et de l'Etat de droit appliquaient cette méthode puante sur la scène internationale. Enfin, j'en avais vaguement entendu parler, mais sans vraiment l'écouter. Je suis d'une naïveté, parfois. Sidérant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et les partenaires des ricains sur la scène diplomatique, ils ne peuvent pas leur faire remballer leurs promesses de primes&amp;nbsp;? Si &lt;em&gt;untel&lt;/em&gt; est suspecté, &lt;em&gt;untel&lt;/em&gt; doit être arrêté et puis jugé, le tout selon des règles prédéfinies, ces règles dont le respect, justement, distingue un Etat de droit d'un régime autocratique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'imagine que les arguments en faveur de ces primes tournent autour de la notion d'efficacité et de celle de pragmatisme. Et l'on retombe dans un débat sans fin, lorsque la &lt;em&gt;raison d'Etat&lt;/em&gt; s'oppose à l&lt;em&gt;'Etat de droit&lt;/em&gt;... Cependant, je ne vois pas que la raison d'Etat soit impliquée dans ce cas précis. En revanche, l'Etat de droit, lui, est allégrement piétiné, une fois de plus, par ceux-là même qui prétendent l'imposer au monde. Mais bon, tout ça, on le sait déjà...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Où suis-la seule à m'indigner d'un tel procédé&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Let the sunshine in</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/06/09/24-let-the-sunshine-in</link>
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    <pubDate>Fri, 09 Jun 2006 14:52:14 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>C'est que du plaisir...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Une fille du Sud retrouve la joie de vivre...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;... du moins, la joie de vivre &lt;em&gt;à Paris&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai été très absente, cette dernière semaine, de &lt;em&gt;mon île à moi que j'ai&lt;/em&gt;, mais aussi dans les commentaires des blogs amis que je visite davantage, habituellement. C'est que j'ai reçu de la famille, déjà, ce qui rend (beaucoup) moins disponible... Mais aussi, et surtout, c'est qu'il a - enfin&amp;nbsp;! - fait beau à Paris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je fais partie de cette catégorie de la population dont l'état d'esprit, l'enthousiasme et le mental dépendent fortement de la météo. C'est bête (surtout à Paris...), c'est peut-être trivial, mais c'est ainsi. Je n'ai pas vécu 26 ans au soleil du Sud sans que cela ne laisse des traces. En outre, il me semble normal, &lt;q&gt;naturel&lt;/q&gt;, de suivre en quelque sorte les saisons&amp;nbsp;: je revis au printemps comme les fleurs, explose en été, et m'assoupit en hiver comme un vulgaire plantigrade (voire une marmotte, c'est vous qui voyez).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, ces derniers jours ont été comme une cure de jouvence&amp;nbsp;: la fatigue de ce trop long hiver s'est ôtée de mes épaules en même temps que s'y déposaient des coups de soleil&amp;nbsp;! Je me la suis longuement joué &lt;q&gt;la dolce vita&lt;/q&gt;&amp;nbsp;: j'ai vadrouillé dans Paname au guidon de Titounet, ma vieille Vespa chromée, en jupe flottant au vent léger et tout petit blouson aux manches relevées. Ah, traverser les ponts de la Seine en pétaradant gaiement, le soleil dans l'oeil... admirer Notre-Dame, toute resplendissante... J'ai retrouvé toutes ces sensations de vie que nous réserve le printemps&amp;nbsp;: les odeurs qui varient subtilement selon que l'on passe de l'ombre au soleil, sous des platanes ou des marroniers, et même la pollution qui recèle différents effluves (mmh). Le petit vent, qui donnerait presque l'illusion de la proximité de la mer (ah, qu'elle me manque, ma Méditerranée... Et puis bien sûr le spectacle de la ville et des gens qui s'offrent au soleil&amp;nbsp;: tellement moins de stress, d'engueulades, de coups de klaxons intempestifs, de grogne et de visages fermés, ces jours-là. Des tas de petits bonheurs à ramasser de-ci, de-là. Je les moissonne avec le même entrain que, plus jeune, je mettais à vendanger dans les vignes de famille. Et cela me remplit de quiétude...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Wahou...</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/31/23-wahou</link>
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    <pubDate>Wed, 31 May 2006 23:57:56 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>C'est que du plaisir...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;J'en ai encore des frissons délicieux...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je viens de lire une belle histoire chez &lt;em&gt;Finis Africae&lt;/em&gt;, extrêmement bien racontée, &lt;a href=&quot;http://www.finis-africae.net/article.php?id=745&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, et je ne peux pas m'empêcher (surtout pas) de la faire découvrir. Le dernier paragraphe me fait penser à une &lt;a href=&quot;http://ourworld.compuserve.com/homepages/bib_lisieux/lapeur.htm&quot;&gt;nouvelle&lt;/a&gt; de Maupassant terriblement flippante, &lt;ins&gt;La Peur&lt;/ins&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et maintenant, il faut que j'aille me coucher, alors que la maison est vide, tandis que le vent hurle et que les arbres craquent...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'incendie</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/31/22-l-incendie</link>
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    <pubDate>Wed, 31 May 2006 13:53:15 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>C'est que du plaisir...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Participation au Diptyque 2.6 d'Akynou&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le dos collé au mur, qui diffuse sa chaleur dans mes reins, j'observe ce qu'observe le chat. Impassible, il semble humer, bien que parfaitement immobile, l'ambiance extérieure. Cette lumière... Brûlante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les arbres sont noirs. La chambre est plongée dans la pénombre, mais une pénombre luisante, traversée d'effluves de fumée, qui font briller les draps comme s'ils étaient de satin noir. Il faudrait faire quelque chose, il ne faut pas rester là. Je suis surprise&amp;nbsp;: je n'entends aucun crépitement. Le chat ne bouge toujours pas. Il absorbe cette chaleur, cette lumière incandescente. Seule la fumée fait frémir ses longues moustaches.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne me décide pas à agir. Je suis hypnotisée par cette lumière, par cette chaleur. Je suis bien, simplement, comme le chat. Je pourrai me mettre à ronronner... Je sais pourtant qu'il me faut bouger, secouer ces draps moites, enfiler cette robe rouge, légère, et me composer un visage avenant. Ce brasier, là dehors, n'est rien qu'un instant magique volé au quotidien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La voix, un peu rauque, me rappelle à l'ordre depuis la salle de bains. Il a du finir sa cigarette blonde dont la fumée a envahi la chambre. Il s'impatiente. Il ne supporte pas d'attendre, je dois être prête quand il le décide, et comme il le décide. Le chat remue l'oreille, puis tourne la tête. Est-ce lui qui a rompu l'équilibre harmonieux, ou est-ce la fin de ce moment hors du temps qui le fait maintenant bondir, léger, sur le rebord de la fenêtre, et puis plonger sous les palmiers&amp;nbsp;? La lumière, qui semblait invincible et conquérante, se prend soudain à sombrer. Elle décline. Un long frisson me traverse&amp;nbsp;; le mur a perdu sa chaleur. Les effluves de fumée refroidissent&amp;nbsp;; de magique, ils deviennent presque glauques. L'obscurité est tombée d'un coup.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les couchers de soleil sont merveilleux, je voudrais qu'ils durent toujours.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Ce texte est ma participation au &lt;a href=&quot;http://akiyo1fr.free.fr/racontars_jeux/index.php?2006/05/29/391-diptyque-26&quot;&gt;Dyptique 2.6&lt;/a&gt; d'Akynou, sur une photo &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/92722363@N00/&quot;&gt;d'Anideg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ikonoclaste.org/dc/images/Anideg.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Joyeux anniversaire !!</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/29/21-joyeux-anniversaire</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8128460618497443402f21fca3477e04</guid>
    <pubDate>Mon, 29 May 2006 12:20:35 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Hasta la victoria</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Ah ouais, au fait...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Bon n'anniversaire, &lt;strong&gt;le non de gauche&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça a l'air de toujours autant les gratter &amp;lt;mode sale gosse&amp;gt; gniark-gniark-gniark &amp;lt;/mode sale gosse&amp;gt;, hein&amp;nbsp;: &lt;em&gt;confer&lt;/em&gt; le &lt;ins&gt;Parigot&lt;/ins&gt;, qui titre&amp;nbsp;: &lt;q&gt;L'Europe toujours malade du non...&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Imbéciles aveugles...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et qu'on ne vienne pas nous reprocher de &lt;em&gt;n'avoir rien fait&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: que voulez-vous faire, &lt;em&gt;concrètement&lt;/em&gt;, lorsque vous êtes dans l'opposition, et extrêmement mal représentés, politiquement, en outre&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Y a plein de trucs biens chez les z'autres,</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/26/20-y-a-plein-de-trucs-biens-chez-les-z-autres</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:74cf37f5eedca3609cfa84a3a7b36a7c</guid>
    <pubDate>Fri, 26 May 2006 23:07:51 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Et particulièrement ceci&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.radical-chic.com/index.php?2006/05/26/464-saturation&quot;&gt;Là&lt;/a&gt;, chez Monsieur Guillermo, radical chic virtuose bien connu de nos services (si c'est pas le cas chez vous, n'hésitez pas à le bookmarker, le drôle, car il s'en passe, des choses intéressantes, dans son salon), il y eut ce jour une si intéressante discussion que je ne me sens pas la capacité d'en faire un résumé&amp;nbsp;; donc, je vous y envoie, c'est plus simple (pour moi, &lt;em&gt;hinhinhin&lt;/em&gt; &amp;lt;--- rire sardonique).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je m'y suis beaucoup exprimée, sur un sujet qui me tient à coeur. Ça cause d'exigence, d'effort, d'apprentissage de l'effort, de la satisfaction de surmonter des difficultés afin de mieux appréhender &lt;q&gt;la complexité du monde&lt;/q&gt; (&lt;em&gt;kassdédi&lt;/em&gt; Fred., de L.). Ça cause école, programme, lecture. Je considère que l'école est là pour &lt;strong&gt;apprendre à apprendre&lt;/strong&gt;, même &lt;em&gt;et surtout&lt;/em&gt; quand c'est difficile, et non pas pour satisfaire les envies fugaces de zapping de gamins déshabitués à l'effort. C'est &lt;em&gt;justement&lt;/em&gt; parce que l'environnement culturel s'appauvrit et perd de sa substance (&lt;q&gt;c'est qui Montesquieu, ce bouffon ?&lt;/q&gt;) que l'école doit plus-que-jamais suppléer aux lacunes des parents, de l'époque, pour tenter de donner à chacun des outils d'analyse, de réflexion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sinon, la tendance va se poursuivre (&lt;q&gt;Nostradamus style&lt;/q&gt;, je fais aussi dans la prophétie dramatique)&amp;nbsp;: une frange, se réduisant façon peau-de-chagrin, disposera du &lt;strong&gt;capital culturel&lt;/strong&gt;, tandis que la masse s'abêtira en pipoleries ignares et engouements rapides précédant chutes tout aussi rapides (elles sont où, quand il s'agit d'acheter l'album, les &lt;del&gt;minettes&lt;/del&gt; cagoles qui ont élu Magalie-la-médiocre à la starac&amp;nbsp;? Vite adulée, vite oubliée).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Où l'on retrouve le thème de la &lt;em&gt;décadence&lt;/em&gt; que nous abordions dans&lt;a href=&quot;http://ikonoclaste.org/2006/05/18/18-un-ou-deux-p-tits-trucs-en-passant#c191&quot;&gt; un commentaire récent&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, il doit bien rester des instits et des profs ayant la foi, car Bachou maîtrise la lecture, l'écriture, l'addition et la soustraction en cette fin de CP, et Bachounette connaît son alphabet et quelques mots simples, en section moyenne de maternelle. Et le mieux, c'est qu'ils &lt;em&gt;adorent&lt;/em&gt; ça&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Diplomatic Shit - When Afrika Bambataa meets the Gun Club</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/23/19-diplomatic-shit-when-afrika-bambataa-meets-the-gun-club</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2084dc4e778aa0c7aa5c73c5aca10f4c</guid>
    <pubDate>Tue, 23 May 2006 10:43:44 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>C'est que du plaisir...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Chose promise, chose due&amp;nbsp;: de la musique de djeunzzz vient troubler la quiétude de cette île...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Enfin, la musique, vous allez la chercher dans les &lt;a href=&quot;http://diplomaticshit.blogspot.com/&quot;&gt;liens&lt;/a&gt; (moi je veux pas d'ennuis avec les censeurs de l'échange amical de fichiers musicaux, hein...) (bon, en fait, c'est juste que je sais pas - encore - faire)...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce qui est de la chronique, là aussi, je vais vous renvoyer ailleurs&amp;nbsp;: vers un texte qui dit bien mieux que je ne saurais le faire tout le bien que je pense de l'album de ces &lt;strong&gt;D_S&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Diplomatic Shit&lt;/em&gt;, donc, pour ceux qui auraient du mal à suivre...). Il faut aller &lt;a href=&quot;http://www.milann.org/carton.htm#C&quot;&gt;là&lt;/a&gt;, et puis cliquer tout en bas sur le chti bouton &lt;q&gt;lire&lt;/q&gt; de &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Le disque du mois&amp;nbsp;: Lost in Movies de DIPLOMATIC SHIT&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilàààà. (post de feignasse, isn't it ?)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Un ou deux p'tits trucs en passant</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/18/18-un-ou-deux-p-tits-trucs-en-passant</link>
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    <pubDate>Thu, 18 May 2006 10:20:23 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Des idées inachevées mais qui m'embêtent un peu...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le matin, je fais partie de ceux qui ont la chance de ne pas &lt;q&gt;aller au bureau&lt;/q&gt;&amp;nbsp;: enfin, je dis ça sans vouloir déranger personne, mais pour avoir expérimenté quelque temps &lt;em&gt;la vie de bureau en entreprise du tertiaire&lt;/em&gt;, il est clair que pour moi, ça se rapproche grandement de l'enfer sur terre. N'allez pas croire que je me contente du &lt;em&gt;chômisme&lt;/em&gt; pour autant, mais j'ai longtemps préféré aller gagner ma croûte comme serveuse, ou free-lance - et aujourd'hui comme profession libérale - plutôt que de m'astreindre à la &lt;del&gt;régularité&lt;/del&gt; monotonie du salariat, qui me rend profondément neurasthénique (enfin, je démissionne avant). Bon, ce choix a évidemment des conséquences financières non négligeables, mais ma tranquillité d'esprit et ma santé ont un prix, je l'accepte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, je prends donc le temps, le matin, de siroter mon Tarry Souchong en arpentant l'internet mondial tout en jetant un oeil critique sur le quotidien local&amp;nbsp;: le Parigot, donc. Après avoir torché les mots fléchés - croisés, je peux m'énerver à loisir, au choix et simultanément, sur l'incurie des journalistes, sur les turpitudes des gens de pouvoir, sur la nullitude de la vie politico-intellectuelle, du moins celle qu'on nous donne à voir, sur les saletés que se font les humains ici et ailleurs, bref, sur &lt;em&gt;le monde-tel-qu'il-va (mal)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces jours-ci, il y a un truc qui m'a parfaitement atterrée. J'en flippe à l'avance. Un mini article, presqu'un entrefilet, annonçait gaiement (les journalistes sont fous) que la grande distribution allait très bientôt pouvoir inonder les écrans télé avec des pubs qu'on imagine à l'avance très créatives, hein. Ça va donner... Deux têtes d'empeignes de pubards en costard rayé expliquaient avec enthousiasme (ces mecs sont de vrais mystères pour moi&amp;nbsp;: sont-ils seulement &lt;em&gt;humains&lt;/em&gt; ?) qu'on devait s'attendre à un raz-de-marée de spots semblable à celui qu'on vient d'essuyer, et dont on ne se remet qu'à grand peine, concernant la mise en concurrence du douze. &lt;em&gt;Ouh pitin&lt;/em&gt;... J'en souffre à l'avance... &lt;q&gt;Ils&lt;/q&gt; vont encore tenter de nous pondre dans la tête, et tout humain affublé de lardons sait déjà combien &lt;em&gt;ils&lt;/em&gt; sont efficaces&amp;nbsp;: je suis profondément non-violente, mais il me vient des envies terribles d'ouverture de la boîte-à-claques quand l'un des bachous se met à &lt;del&gt;gazouiller&lt;/del&gt; hurler à tue-tête l'un ou l'autre de ces &lt;em&gt;djingeulz&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, il suffirait certainement de ne pas avoir de télé, c'est sûr. Mais comment je ferai pour suivre la nouvelle sta-a-ar, dans ce cas&amp;nbsp;? Et l'apollon, pourrait-il vivre sans regarder à intervalles très réguliers 22 bonhommes courir derrière la baballe&amp;nbsp;? (même pas j'y pense). Et les films&amp;nbsp;? Et le rugby (prononcer &lt;em&gt;rubi&lt;/em&gt; avec l'accent rocailleux du sud-ouest)&amp;nbsp;? Et certains docu&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(&lt;em&gt;Hop, transition maligne&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un docu visionné récemment, hélas, pas en entier, m'a collé des frissons et profondément attristée. Il s'agit d'un docu retraçant la saga du coton (diffusé sur arte, évidemment), des petits paysans africains aux immenses plantations brésiliennes et en suivant le fil, jusqu'aux &lt;del&gt;ouvriers&lt;/del&gt; esclaves chinois et filatures vosgiennes. Une des images qui m'a le plus frappée montrait des jeunes gens chinois fabricant des chaussettes dans un atelier. Quand je dis esclaves, j'exagère, bien sûr. Ils sont simplement sur-exploités, mais semblent satisfaits&amp;nbsp;: insatiables, ils donnent à voir une belle énergie (peut-être ne nous montre-t-on pas ceux d'entre eux qui ne peuvent suivre ces rythmes infernaux ?). Ils font les deux-douze&amp;nbsp;; avant de dormir, ils avalent un repas commun et filent au cyber-café. Ils financent leur famille restée au village. Ils ressemblent à des robots, insensibles au bruit des machines, gestes mécaniques et experts. Je me dis, en les voyant sourire et sembler se satisfaire de leur sort, que je les plains, ces &lt;em&gt;bons petits soldats du dynamisme économique chinois&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; je les plains, pas parce que je les méprise, bien au contraire. Je les plains, parce qu'ils n'ont pas le temps de vivre, de réfléchir, de s'amuser. Parce qu'ils semblent être à une charnière&amp;nbsp;: leurs conditions de vie sont extrêmement dures, mais leurs espoirs les projettent dans le luxe qui est le nôtre. Ils sont enthousiastes (ou font semblant de l'être), car ils pensent oeuvrer dans cette direction. Ils s'abreuvent d'images de modernité et de confort, et en supportent le dortoir au-dessus de l'atelier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ils ne savent pas que c'est un leurre. Qu'il est impossible que nous (les humains) vivions tous aussi bien que nous (mode de vie occidental). Qu'ils courrent après une chimère. Plus loin dans le docu, un ouvrier vosgien exprime clairement mon sentiment&amp;nbsp;: il espère très fort qu'un jour, ces ouvriers chinois vont se rebeller, vont s'unir et réclamer des avancées sociales, que leurs salaires &lt;em&gt;devront&lt;/em&gt; augmenter, que c'est inéluctable. Il l'espère, parce que &lt;q&gt;ce n'est pas possible autrement&lt;/q&gt;, et parce que cela introduirait une concurrence moins inégale et sauverait peut-être son emploi, à lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face à ces gens embrigadés dans une lutte économique qui les dépasse largement, et qui trouvent pour l'instant plus d'avantages à une vie industrieuse qu'à une survie difficile dans les campagnes, je le sais bien, c'est donc de la tristesse que je ressens, de l'amertume. Un tout petit peu d'espoir, aussi, qu'effectivement ces millions de chinois se regroupent et réclament de meilleures conditions de travail et de vie. Et m'est venu à l'esprit l'idée que nos &lt;em&gt;bons petits soldats du capitalisme financier à nous&lt;/em&gt;, eux, éprouvent certainement un mélange d'admiration et de flip face à ces ouvriers chinois&amp;nbsp;: leur réaction doit ressembler à peu près à &lt;q&gt;ils vont tous nous bouffer&amp;nbsp;; ah&amp;nbsp;! que nos pauvres-à-nous ne sont-ils aussi dociles et industrieux...&lt;/q&gt;. Ils ne pensent pas à chacun de ces individus-là, dans toute sa complexité d'être humain, mais à une abstraction&amp;nbsp;: la force de travail que chacun d'entre eux représente. Et ils se disent libéraux&amp;nbsp;? Ils pensent être &lt;em&gt;individualiste&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Et tout ce qu'ils voient dans un ouvrier chinois, c'est la force de travail dont il est capable, poussé par la nécessité&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne vit décidément pas dans le même monde.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Eric et son flip, le retour</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/16/17-eric-et-son-flip-le-retour</link>
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    <pubDate>Tue, 16 May 2006 18:11:14 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Ça m'éééénerve...</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Je ne sais même plus par quoi commencer tant tout ce que je relis de sa prose me révulse...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Rappel de &lt;a href=&quot;http://ikonoclaste.org/2006/05/01/11-du-complot-feminin-selon-le-petit-eric&quot;&gt;l'épisode précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: on m'a mis entre les mains un petit pamphlet visant à dénoncer &lt;q&gt;le complot féminin&lt;/q&gt; qui viserait, selon l'auteur, ici nommé le petit Eric, à &lt;q&gt;émasculer les hommes&lt;/q&gt;, en éliminant la masculinité, et tout ce qui y renvoie, du champ des valeurs positives. Complot féminin évidemment soutenu par les homosexuels, selon notre petit &lt;del&gt;penseur&lt;/del&gt; auteur. Evidemment. Quoiqu'on se demande dans ce cas si les homosexuels ne sont pas idiots, car émasculer l'homme reviendrait pour eux à scier la branche sur laquelle ils sont assis, si je puis me permettre cette image... imagée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or donc, d'après notre pamphlétaire, et l'on sera certainement d'accord avec lui sur le premier point, &lt;q&gt;la tradition judéo-chrétienne repose sur cette distinction essentielle, hommes et femmes séparés dans les fonctions et les rôles&lt;/q&gt;. Cette distinction &lt;q&gt;fonde une conception du monde&lt;/q&gt; (toujours d'accord), et Eric nous renvoit au classique &lt;q&gt;sacré et profane, pur et impur, privé et public, {...} indigène et étranger&lt;/q&gt;. Bien. On suit toujours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce postulat n'est pas quelque chose de neuf pour ses lecteurs, ni pour les miens, j'imagine, c'est une base de la philosohie pour tous enseignée au lycée. C'est un point de départ pour une réflexion. Sachant ce que l'on sait déjà d'Eric, on craint évidemment qu'il considère cette distinction, &lt;strong&gt;dont il dit lui-même qu'elle relève de la tradition judéo-chrétienne&lt;/strong&gt;, comme une distinction &lt;strong&gt;naturelle&lt;/strong&gt; (ça se discute), mais bien plus&amp;nbsp;: fondamentale, et surtout éternelle, intouchable, sacrée. Car qu'il y ait des hommes et des femmes (et des transsexuels, j'y reviendrai), cela est indiscutable. Que nous, hommes et femmes occidentaux, nous représentions le monde de façon binaire, cela également est - encore - indiscutable. Que ce soit bel et bon, &lt;em&gt;qu'il ne faille surtout pas toucher à cette conception&lt;/em&gt;, voilà qui n'est rien d'autre qu'une extrapolation idéologique, en revanche...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourtant ce qu'assène violemment Eric. &lt;q&gt;La confusion moderne des genres vient délibérément subvertir&lt;/q&gt; cette conception du monde. En passant, je signale qu'à ma connaissance, une &lt;em&gt;confusion des genres&lt;/em&gt; n'est pas animée d'une volonté propre et individualisée, et que j'ai tendance à me méfier fortement des analystes qui se livrent à de telles &lt;em&gt;réifications&lt;/em&gt; (ou chosifications) des concepts. Mais bon, nous sommes dans un &lt;em&gt;pamphlet&lt;/em&gt;, pas dans un ouvrage scientifique ou universitaire, et ce type de manoeuvre dialectique est monnaie courante dans le genre pamphlet. Soit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, cette subversion, qu'en pense-t-il donc, notre auteur&amp;nbsp;? Que les &lt;em&gt;genres&lt;/em&gt; sont brouillés, et qu'il échoit donc à l'homme, la femme, et le trans modernes que de les redéfinir, se livrant ainsi, de concert, à une passsionnante exploration de l'identité&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ben non, évidemment. Pour Eric, c'est une catastrophe. Il n'y a plus d'homme, ni de femme (les trans, y connaît pas). &lt;q&gt;C'est une société du désordre&lt;/q&gt; (c'est lui qui le dit, hein !). Et le désordre, &lt;em&gt;sapucépabo&lt;/em&gt;, selon Eric. Il a perdu ses repères, et il ne s'en remet pas !! Quel manque de confiance en l'humain, tout de même... Ça peut être une sacrée chance, que d'interroger la distinction sur laquelle se fonde notre représentation du monde... C'est un accroissement potentiel de notre compréhension du monde, de l'être humain, de son autonomie...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En plus, faut pas qu'il s'inquiète de trop, l'ami Eric. Hé, oh, si tu m'entends, Eric&amp;nbsp;: rassure-toi, pour ceux que je côtoient, les mecs sont toujours des mecs, et même chez les minots, va... Ce sont toujours les petites filles qui veulent être maîtresses et les petits garçons qui rêvent de construire des bateaux... En écrasante majorité, du moins. Heureusement qu'il y a quelques hurluberlu-e-s, de-ci, de-là, pour incarner cette transmutation des valeurs qui te fait si peur, petit Eric...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis tous ces gens qui te semblent céder à une hypothétique féminisation de la société, ce sont simplement des gens sensibles&amp;nbsp;; il y en eût de tous temps, et parfois davantage (je te renvoie à l'époque de l'amour courtois des trouvères). Au lieu de voir là &lt;strong&gt;féminisation&lt;/strong&gt;, il me paraît plus raisonnable d'y voir &lt;strong&gt;évolution des moeurs&lt;/strong&gt;. Et là, c'est vers un grand homme que je te renvoie&amp;nbsp;: son blaze, c'est Norbert Elias, et un de ses bouquins fondamental c'est &lt;ins&gt;La civilisation des moeurs&lt;/ins&gt;. Tu y apprendrais des choses intéressantes concernant l'évolution des pratiques corporelles, de l'expression des sentiments et des valeurs dominantes au cours des siècles.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Ça me rend presque triste, cette tournure d'esprit dont fait preuve notre pamphlétaire&amp;nbsp;: face à une évolution sociétale, il manifeste incompréhension, refus, rejet, et trouille, enfin. Nous passons - très schématiquement parlant - d'une société fondée sur une représentation binaire du monde, à une société &lt;em&gt;éclatée&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Puisqu'elle est éclatée, elle se recompose, et manifestement, elle semble se recomposer en une société fondée sur des représentations multiples, en interrelation complexes&amp;nbsp;: une société polycentrée. Et oui, avant (enfin, ça continue, en partie, ici et ailleurs)&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;l'un domine l'une&lt;/strong&gt;. Demain, peut-être&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;les uns côtoient les autres&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Alors vraiment, mon verdict&amp;nbsp;: lorsqu'on &lt;em&gt;refuse une évolution&lt;/em&gt; (ah, mais c'est qu'elle le fait déchoir de son statut de dominant, aussi !), lorsqu'on y voit &lt;em&gt;un danger et un recul&lt;/em&gt;, et bien, on se range dans une catégorie connue, on s'attire une étiquette&amp;nbsp;: celle de &lt;em&gt;réactionnaire&lt;/em&gt;, tout simplement ---&amp;gt; &lt;q&gt;Le fondement de toute pensée réactionnaire est le rejet du présent perçu comme &quot;décadent&quot; et la volonté de retourner vers un passé idéalisé.&lt;/q&gt; &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Réaction_%28politique%29&quot;&gt;Wikipédia&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Et ne venez pas m'invoquer un hypothétique Point Godwin, j'emploie réac au sens strict du terme...)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Il revient !</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/12/16-il-revient</link>
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    <pubDate>Fri, 12 May 2006 13:06:34 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Hasta la victoria</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Il est de retour, c'est un contentement du point de vue du droit à l'information, mais c'est aussi parce que ça va mal, qu'il revient...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://bereno.blog.lemonde.fr/bereno/2006/05/agression_verba.html&quot;&gt;Bereno&lt;/a&gt; is back.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il explique pourquoi (il revient), et il reprend le fil de ses témoignages, précieux, sur ce qui fait une partie de la réalité du travail salarié en France aujourd'hui. (Je prends des précautions oratoires, pour me rapprocher au plus près de l'objectivité, même si je sais qu'il est impossible de l'être totalement. Objectif. Et je me demande même si ce serait souhaitable ?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans verser dans le relativisme absolu, je considère qu'une position &lt;em&gt;impliquée&lt;/em&gt; autant de choses à dire, et de &lt;ins&gt;plus près&lt;/ins&gt;, sur une situation donnée. Sur le modèle de l'observation participante en &lt;em&gt;anthropo&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;ethno&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;socio&lt;/em&gt; - &lt;em&gt;logie&lt;/em&gt;, un discours tenu par un locuteur qui parle de l'intérieur, mais en le sachant, et donc, en étant conscient de son implication et de ce que cette implication produit des effets, et bien, un tel discours a plus de chance d'être &lt;em&gt;au près&lt;/em&gt; de son objet qu'un discours qui se voudrait savant, purement théorique, surplombant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense aussi à la polémique qui a cherché à disqualifier le film et le propos de Hubert Sauper, &lt;ins&gt;le Cauchemar de Darwin&lt;/ins&gt;. &lt;del&gt;L'insignifiant&lt;/del&gt; &lt;del&gt;le bon petit soldat&lt;/del&gt; l'historien du cinéma et ex de chez H*vas qui s'est livré à l'attaque en règle, depuis son bureau parisien et sans plus de recherche de terrain qu'une incursion à Rungis, se voulait ainsi &lt;em&gt;neutre&lt;/em&gt; et donc raisonnable, sensé. Et bien, lui aussi &lt;em&gt;parle de quelque part&lt;/em&gt;, depuis un point de vue, à travers un prisme, peut-être plus ou moins conscient d'ailleurs. Et négliger les effets de cette position et de ce prisme fait passer à côté du contexte de production du discours, lequel influe à la fois sur le discours, le producteur et le récepteur du-dit discours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Y a des jours, je reprendrais bien mes études... qui a dit que  la socio ne servait à rien&amp;nbsp;? Ça ne sert à rien, de chercher à comprendre le monde ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Tiens !</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/12/15-tiens</link>
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    <pubDate>Fri, 12 May 2006 00:21:16 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Intime universel ?</category>
            
    <description>&lt;p&gt;C'est curieux...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Après avoir assisté aux exploits des &lt;em&gt;stars qu'elles sont nouvelles&lt;/em&gt; (je sais, c'est pas &lt;q&gt;casher&lt;/q&gt;, comme programme, mais on a tous des faiblesses et moi aussi&amp;nbsp;; et après deux grôôôsses journées de taf, j'aime à m'abrutir - en outre, il faut reconnaître que ces mômes-là sont tout de même assez attachants, surtout &lt;q&gt;la grosse dondon noire&lt;/q&gt; et &lt;q&gt;le gars tout maigre et tout tordu&lt;/q&gt;, mais qui chantent tous deux comme des divas, en nous collant les frissons et tout et tout - et &lt;del&gt;dieu&lt;/del&gt; qui-vous-voulez sait qu'il m'en faut, pourtant, musicalement, avant de me faire frémir comme une pucelle hystérique, enfin bref, ces deux-là, ils te sauvent l'émission, le concept, et même la chaîne, c'est dire !). Mais foin de toutes ces digressions, que je ne sais même plus où je suis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je disais donc&amp;nbsp;: après avoir passé 2-3 heures d'abrutissement bienheureux, je fais voluptueusement le tour de mon chez-nous, et que vois-je, me penchant par les fenêtres du jardin d'hiver afin de humer l'odeur du printemps revenu&amp;nbsp;? Jardin d'hiver qui commence à ressembler à une petite jungle urbaine, d'ailleurs, c'est mon petit eden à moi... Mais passons. Que vois-je&amp;nbsp;? Madame la lune, majestueuse, mutine, et &lt;em&gt;toute ronde&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;Mince !&lt;/q&gt; me dis-je, &lt;em&gt;in petto&lt;/em&gt;. &lt;q&gt;C'était la pleine lune, et ne le savais point&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut savoir que, généralement, les soirs de pleine lune, tel une louve-garou moderne, je ne tiens point en place, je tourne et retourne, trépigne, miaule et feule, bref, m'agite et cogite. Or, ce soir, rien. Nibe. Queutschi, queudalle, nada. Hop, ni une ni deux, je me rue sur Choupinet (mon mac-à-moi-que-j'aime), et consulte un calendrier lunaire (je vous donne pas de lien, j'ai pris le premier venu, il est truffé de messages à caractère éhontément publicitaires).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ouuuuuf... me voilà rassurée sur mon devenir-louve-garou... Ce n'est pas &lt;em&gt;exactement&lt;/em&gt; ce soir, la pleine lune, mais samedi (planquez les mômes, ça va faire mal !!). Mon instinct de femelle ne m'avait donc pas fait faux bond.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je peux dès lors m'en retourner en ma quiétude non troublée, pour découvrir ce qu'il advient du Commissaire Adamsberg, en dégustant la fin du dernier Fred Vargas (grande femelle s'il en est, publiée chez une autre grande femelle, Viviane Hamy). Ouvrage que je ne saurais trop vous recommander, comme tous ceux de Fred Vargas, et puis quand vous serez accro, tous ceux de la collection &lt;q&gt;Chemins nocturnes&lt;/q&gt; (chez Viviane Hamy, donc).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Et non, c'est même pas du copinage, ni de la pub détournée, car il y a longtemps que j'ai abandonné, avec l'idée de &lt;em&gt;travailler dans l'édition&lt;/em&gt;, mes présupposés naïfs sur ce milieu, c'est juste que pour le coup, nous avons affaire à de &lt;em&gt;l'excellence&lt;/em&gt;, et ma foi, en nos temps troublés, il est bon d'encourager ceux qui font &lt;em&gt;honnêtement&lt;/em&gt; leur boulot, pour notre régal, qui plus est).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Divagations bloguesques ?</title>
    <link>http://ikonoclaste.org/post/2006/05/10/14-divagations-bloguesques</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:13ca3fc11f979b22c85684dfca66536a</guid>
    <pubDate>Wed, 10 May 2006 12:31:31 +0000</pubDate>
    <dc:creator>ko</dc:creator>
        <category>Intime universel ?</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Billet longuement mariné dans ma petite tête...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je l'avais &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/05/04/224-bloguer-moins-con#c1653&quot;&gt;promis&lt;/a&gt;, il fallait que j'honore ma parole, ne serait-ce que pour clouer le bec des ceusses qui cultiveraient &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/05/04/224-bloguer-moins-con#c1694&quot;&gt;l'incrédulité&lt;/a&gt;... (c'est mal).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or donc, j'avais ce sujet en tête depuis quelques temps, depuis que je me suis mise à butiner, puis commenter de blog en blog comme une petite abeille industrieuse, à cette différence près avec l'insecte sociable que je n'avais alors pas encore de &lt;em&gt;ruche-à-moi&lt;/em&gt; (j'ai toujours apprécié et fantasmé sur le nomadisme, depuis qu'enfant, je jouais à Pocahontas).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis, grâces en soient rendues à qui-vous-savez, j'ai trouvé mon île (*soupir d'aise et de contentement*). Je ne suis pas &lt;em&gt;(encore ?)&lt;/em&gt; très assidue - dans la production de billets, en tout cas, parce que pour ce qui est de laisser des commentaires un peu partout, je suis beaucoup plus prolifique...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est, entre autres (je suis très procrastinateuse, et même pas culpabilisée, en plus !), parce que je ne sais pas encore très bien ce que je veux faire de cet espace-qu'il-est-à-moi. Oh, ça ne me turlupine pas du soir au matin et du matin au soir, mais je m'interroge, je suppute... Je me dis souvent que l'endroit sera ni plus ni moins ce que j'en ferai au fur et à mesure et qu'il n'y a pas lieu de définir &lt;em&gt;ex ante&lt;/em&gt; une ligne de conduite. D'autres fois, je me cherche quand même, non pas une &lt;em&gt;identité&lt;/em&gt; bloguesque (&lt;em&gt;ranapété&lt;/em&gt;), mais du moins un &lt;strong&gt;angle d'attaque&lt;/strong&gt;... Oui, c'est ça, un angle d'attaque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, je regarde autour de moi, et je vois ce qui se fait. Des blogs plus ou moins techniques (c'est important, il en faut, on ne remerciera jamais assez ceux qui diffusent le savoir technique pour les néophytes handicapés du clavier), plus ou moins rigolos, plus ou moins militants, plus ou moins gourmands, plus ou moins essentiels, et puis des mix de tout cela.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce qui me préoccupe, je retiens généralement assez vite dans ma réflexion une dichotomie basique, évidente, et donc, fondamentale (c'est mon avis-à-moi-que-j'ai, hein, j'impose rien à personne)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les qui causent du monde (les &lt;strong&gt;politiques&lt;/strong&gt;) et&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les qui causent de leur auteur (les &lt;strong&gt;intimes&lt;/strong&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Entre les deux, mon coeur balance, et ma plume hésite. Evidemment, un blog intime parle aussi, parfois, plus ou moins, de politique (&lt;q&gt;la vie de la cité&lt;/q&gt;), et un blog plutôt politique cause également de son auteur, ne serait-ce qu'en creux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/05/04/224-bloguer-moins-con&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; a ravivé mon débat interne et l'a alimenté. Bloguer moins con&amp;nbsp;? J'aime pas les jugements de valeur. Déjà. Puis, comme disaient les copines dans les 70's, &lt;strong&gt;le privé est politique&lt;/strong&gt;. Et en plus, &lt;q&gt;le blog&lt;/q&gt; n'a pas de vocation intrinsèque, pas de mission particulière, pas de volonté à respecter autre que celle que choisit de lui conférer son animateur...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est question de volonté, de choses-à-dire-qu'on-a-en-nous (tout de même, sinon on ne viendrait pas les dire en public), et de positionnement. Ça peut être difficile d'exposer des pensées intimes, quoique nécessaire et / ou salvateur. Ça peut paraître indispensable d'alerter ses contemporains et de solliciter leur avis sur le monde-tel-qu'il-va-et-devrait-aller.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu'à présent, je n'ai pas croisé de blog qui fasse précisément une synthèse parfaite entre ces deux tendances-là&amp;nbsp;: comme s'il y avait de la pudeur à parler d'eux chez ceux-qui-parlent-du-monde, et de la pudeur ou de la retenue à parler du monde chez-ceux-qui-parlent-d'eux. Qu'il soit difficile de lier les deux &lt;em&gt;focales&lt;/em&gt; en un même propos, en un même billet (quoique pas impossible), je le comprends assez bien. Mais je m'étonne de ce qui me paraît être un auto-classement systématique dans l'une ou l'autre de ces deux &lt;q&gt;catégories&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, je m'en étonne, car je n'ai pas envie de &lt;q&gt;choisir&lt;/q&gt;, et je me demande&amp;nbsp;: est-ce un choix inconscient, qui s'affirme peu à peu&amp;nbsp;? Est-ce incompatible, à moyen et long terme&amp;nbsp;? Certains entretiennent-ils carrément deux ou plusieurs blogs, l'un, intime, l'autre, politique (au beau sens du mot politique)&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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